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Extraits de conférences (exclusivement) de Rudolf Steiner portant sur diverses questions, thèmes, situations... abordés sous différents points de vue et sous l'éclairage de la science de l'esprit d'orientation anthroposophique.
«Lorsque dans un mouvement comme le nôtre, on a pour principe de base de ne jamais interférer avec la liberté individuelle et que ce principe est appliqué rigoureusement, [lorsque] (…) c’est justement ce principe que l’on attaque, vous comprendrez que tout ce qui doit jaillir sur notre terrain doit le faire dans la pleine lumière publique. Lorsque tout ce qui apparaît est pleinement public, il n’y a plus de terrain pour les calomnies. Aussi n’y a-t-il plus aucune autre méthode à l’avenir. C’est pourquoi, en ce qui me concerne, je veillerai à ce que la science de l’esprit d’orientation anthroposophique se déroule dorénavant dans la pleine lumière publique. Elle n’a pas à craindre le public.»
Stuttgart, 11 mai 1917 - GA174b
Rudolf Steiner
(...) que signifie le sommeil pour l'être humain, qu'advient-il de lui lorsqu'il dort ? Pourquoi quitte-t-il son corps, et comment celui-ci peut-il vivre sans lui ? (...).
(...) Le matérialiste croit bien que s'il lance une pierre à un homme il peut le blesser; en revanche, il est persuadé qu'il ne fait aucun mal à son prochain s'il nourrit, à son égard, des sentiments de haine. Mais celui qui connaît le monde dans sa réalité sait bien qu'une pensée haineuse peut produire des effets mille fois plus pernicieux qu'une pierre lancée. (...).
(...)Puis[après la mort], lorsque l’être humain quitte son corps éthérique, il éprouve un autre sentiment bien particulier et presque impossible à décrire en langage commun. Bien qu'il se sente comme dilaté jusqu'aux confins de l'espace, il a la sensation de ne pas combler également toutes les demeures spatiales. On ne peut décrire cette expérience qu'approximativement. On a l'impression, par exemple, qu'avec une partie de son être on serait à Munich, avec une autre partie, à Mayence, avec une troisième, à Bâle et, avec la dernière, hors de l'orbite terrestre, par exemple sur la lune. On se sent pour ainsi dire écartelé dans l'espace, mais sans que les régions intermédiaires soient ressenties comme faisant partie de notre être. Cette sensation est particulière aux expériences sur le plan astral; on se sent comme répandu dans l'espace, distribué aux quatre coins, mais sans remplir les régions qui les séparent (...).
(...) Le matérialiste croit bien que s'il lance une pierre à un homme il peut le blesser; en revanche, il est persuadé qu'il ne fait aucun mal à son prochain s'il nourrit, à son égard, des sentiments de haine. Mais celui qui connaît le monde dans sa réalité sait bien qu'une pensée haineuse peut produire des effets mille fois plus pernicieux qu'une pierre lancée. (...).
(...) on place la fête de Noël, et ce qui se développe à partir de là, à la saison de l'hiver. Cela résulta d'une juste connaissance de ceux qui ont jadis décidé de l'aménagement de l'année chrétienne. La fête de Noël a été fixée à partir des vérités occultes, pas à partir de faits historiques. Parce que, en effet, pour ce qu'est maintenant l'humanité, l'être humain, dans la mesure où il est entouré avec son élément spirituel-psychique de l'élément spirituel-psychique de la Terre, est ensemble avec l'état le plus éveillé de l'être de la Terre, à la saison de l'hiver. C'est là qu'il vit dans la Terre qui veille. (...).
(...) Pendant des siècles, la fête de Noël fut une fête de commémoration. Le fait que la théologie éclairée, en particulier, n'ait retenu du Christ Jésus que Jésus le Nazaréen, montre à quel point s'est perdu l'objet de cette commémoration. Cela nous montre d'autre part, à l'occasion de ce jour, que Noël ne doit plus seulement être cette fête de commémoration pour devenir la fête d'un appel au renouveau. Il faut que naisse un être nouveau. La chrétienté a besoin d'un renouveau. Car depuis qu'elle ne voit plus le Christ en Jésus de Nazareth, elle n'a plus sa raison d'être. Il lui faut la retrouver, et cela passera seulement par la compréhension du contenu suprasensible du Mystère du Golgotha. (...).
(...) Justement à notre époque, il est important de réfléchir à de telles choses sérieuses, afin que l'être humain puisse trouver l'harmonie entre ce qu'est l'amour entre les humains en général, d'une part, et l'amour du peuple, d'autre part. On n'a pas besoin d'avoir peur de caractériser les particularités de chaque peuple individuel, dans la mesure où il est un peuple - l'individu s'élève, comme on sait, toujours au-dessus de son peuple -. Il faut seulement, comme cela ressort déjà des remarques que j'ai faites, que cela se fasse évidemment sans haine. Aussi peu qu'on reconnaît la véritable entité de la plante individuelle si l'on hait la plante et qu'on décrit ce qu'on ressent comme haine, aussi peu l'on peut reconnaître les particularités d'un peuple si l'on décrit ce qu'on hait dans ce peuple ou si l'on inclut dans la description ce qui provient de sentiments de haine (...).
| « Le problème le plus important de toute la pensée humaine : Saisir l'être humain en tant qu'individualité libre, fondée en elle-même » Vérité et Science, Rudolf Steiner |