
EXTRAIT de la septième conférence du livre donné à un groupe de médecins :
« Médecine et science spirituelle »
Rudolf Steiner - Dornach, 27 mars 1920
GA312 - Éditions anthroposophiques romandes
Traduction par Marie-Ève et Victor Bott
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NDLR : Ce court extrait n’est donné qu’à titre purement indicatif. En effet, il est comme « arraché » de la 7ème conférence d’un cycle complet donné à des médecins. Ces contenus présupposent une réelle familiarité avec des concepts de base de la science de l’esprit d’orientation anthroposophique pour être suffisamment compris, notamment lorsqu’il est question, dans ce passage, de la polarité entre forces telluriques et forces cosmiques qui déterminent les formes, la vie et l’organisation de l’homme, et auxquelles tendent à se soustraire les cellules de l’organisme humain. C'est la rédaction qui a donné son titre à cet extrait de conférence. Le titre en question ne figure pas dans le livre traduit en français ni dans le livre original en allemand. À lire aussi : La cellule : une réplique du cosmos tout entier ? Quelles relations entre astronomie et embryologie (voire avec la sociologie) ? |
(…) La cellule est en réalité un élément qui tend obstinément à manifester sa propre croissance et cherche avec sa propre vitalité à s'opposer à ce qu'est l'homme. Si vous envisagez d'une part l'homme dans sa forme globale comme une résultante des activités telluriques et extra-telluriques et d'autre part la cellule, celle-ci doit être considérée comme venant jeter le trouble dans ces influences extérieures, comme cherchant à les détruire en vue de développer sa propre vitalité. En réalité, avec notre organisme[1] nous luttons en permanence contre la vie cellulaire.
Aussi la pathologie et la physiologie cellulaires ont-elles donné naissance aux idées les plus grossièrement absurdes en considérant la cellule comme l'élément de base de l'organisme et l'homme en tant qu'édifice cellulaire alors qu'il est un tout relié au cosmos, en lutte constante contre l'obstination égoïste de la cellule[2]. En fait, la cellule est ce qui dégrade constamment notre organisme[3], non ce qui l'édifie. Aussi n'y a-t-il rien d'étonnant à ce que des idées de base aussi erronées conduisent aux conceptions les plus aberrantes au sujet de l'homme et de tout ce qui le concerne.
Le processus[4] d'organisation de l'homme et le processus cellulaire nous apparaissent ainsi comme deux complexes antagonistes au sein desquels se situent les organes ; ils sont foie, cœur, etc. selon que l'un de ces complexes prédomine. Ils réalisent une compensation permanente entre ces deux complexes tels que je les ai caractérisés. Ainsi, les organes inclinent tantôt vers ce qui est de nature plus cellulaire, tantôt c'est l'élément cosmique qui prédomine.
Nous étudierons ces organes plus en détail ultérieurement. Il est particulièrement intéressant d'étudier à ce point de vue tout ce qui, en tant que système organique, se situe entre la tractus génital-excrétoire et le cœur. C'est là que l'on trouve le plus de similitude avec ce vers quoi tend la cellule. Parcourant toute l'organisation humaine, c'est à ce niveau que l'on rencontre le maximum de ressemblance entre les éléments caractérisés de l'homme et la vie cellulaire.
Nous sommes ainsi conduits à nous poser la question : qu'en est-il exactement de la cellule ? Et nous pourrions répondre en exagérant quelque peu que la cellule se caractérise jusqu'à un certain point par son obstination à vivre, jusqu'à un certain point seulement. À cet entêtement à vivre que la cellule manifeste pour ainsi dire ponctuellement s'oppose constamment quelque chose venu de l'extérieur et cet élément extérieur d'opposition prive la cellule, prive les forces modelantes de la cellule de vie ne lui laissant que sa forme de goutte. Cet élément aspire sa vie pour ne lui laisser que cette forme de goutte. Nous devrions tout de même savoir que tout ce qui sur Terre se présente sous forme de goutte, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur de l'homme peu importe, est la résultante de deux forces : l'une aspirant à la vie, l'autre cherchant à épuiser cette vie (…).
Rudolf Steiner
[Texte en gras : SL]
Notes de la rédaction
[1] Organisme entendu comme une globalité, dont toutes les parties doivent absolument s’y "conformer" pour former ce tout extraordinairement complexe et cohérent qu’est l’organisme humain.
[2] Il s’agit bien sûr ici d’une image.
[3] À nouveau il faut comprendre ici l’organisme comme formant un tout.
[4] Remarque : il s’agit bien de processus dans ce passage, c’est-à-dire d’activités dynamiques, et non pas d’éléments statiques.
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Note de la rédaction En outre, nous invitons avec insistance toutes les personnes qui consultent les extraits de livres ou de conférences sous forme d'écrits ou de podcasts plus ou moins régulièrement sur le présent site, d’acquérir les livres d'où ils proviennent : en les achetant, vous rendez possible le travail de publication actuel et à venir, c'est-à-dire que vous contribuez à la pérennisation des maisons d’édition de livres anthroposophiques ainsi que des canaux de commercialisation spécialisés, ce qui est un enjeu toujours plus important actuellement (2025) {note : le présent site est tout à fait indépendant par rapport à ces organismes}. À NOTER: bien des conférences de Rudolf Steiner qui ont été retranscrites par des auditeurs (certes bienveillants), comportent des erreurs de transcription et des approximations, surtout au début de la première décennie du XXème siècle. Dans quasi tous les cas, les conférences n'ont pas été relues par Rudolf Steiner. Il s'agit dès lors de redoubler de prudence et d'efforts pour saisir avec sagacité les concepts mentionnés dans celles-ci. Les écrits de Rudolf Steiner sont dès lors des documents plus fiables que les retranscriptions de ses conférences. Toutefois, dans les écrits, des problèmes de traduction peuvent aussi se poser allant dans quelques cas, jusqu'à des inversions de sens ! |
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