A côté de cela, le label Demeter ne certifie en réalité pas grand chose : il pose des exigences de moyens (passer tant de fois telle ou telle préparation), pas des exigences de résultats... ce qui est finalement le plus important, non ? Pour évaluer ces résultats, il existe à côté des méthodes analytiques des méthodes qualitatives telles que la cristallisation sensible par exemple, encore trop peu employées, trop peu étudiées, trop peu comprises. Pas mal de bio-dynamistes les voient même comme une menace... car elles peuvent montrer que parfois une production "en bio-dynamie" ne vaut pas mieux qu'une production "conventionnelle" (on pourrait dire aussi "sans garantie"). Marie-Françoise Tesson en a fait l'expérience, et j'ai pu aussi le constater (je me suis formé auprès d'elle à la méthode des cristallisations sensibles et j'ai monté un petit atelier chez moi).
Si on reprend l'exemple de la Bouse de Corne, le résultat d'une pulvérisation va dépendre de nombreux paramètres...
- quelle vache a donné la bouse utilisée (état de santé, qualité de son alimentation) ?
- qualité de la corne utilisée
- emplacement pour la mise en terre, dates choisies
- conservation de la préparation
- dynamisation et date de pulvérisation
- attitude intérieure des personnes impliquées
- ........
Oui c'est complexe ! Mais si on veut progresser dans nos pratiques, il faut bien passer par l'observation et l'évaluation des effets de nos actions.
Comme tout ce qui touche au vivant, la Bio-dynamie ne peut pas être une technique où on remplit un réservoir, on appuie sur un bouton et on coche une case dans un formulaire.
Bien à vous
Florent

















