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«(...) Nous avons donc affaire à une personnalité en qui s'opposent deux forces puissamment contradictoires : la dépendance aux systèmes matérialistes, voire mécanistes, de l'époque, mais en même temps la tendance infraconsciente nourrie par l'esprit, de combattre de tels systèmes : une dangereuse dualité si une certaine élévation du niveau de conscience n'est pas effectuée, si, à un moment donné, un lien conscient ou une confrontation pleinement consciente n'a pas lieu. (...)»
«(...) ce dialogue philosophique entre Guyau et Nietzsche nous entraîne vers des hauteurs inattendues. Or, de l'autre côté — et ce sera peut-être là surtout l'apport de cet article — ce rapprochement-opposition des pensées va se doubler, au niveau le plus concret de la vie physique, d'un rapprochement géographique des deux penseurs, sans que ceux-ci en aient eu conscience. En effet, entre 1883 et 1888, Guyau et Nietzsche vont pendant vingt-six mois se frôler, si l'on peut dire, à Nice et à Menton (...)»

« (...) Dans son œuvre philosophique de jeunesse, Steiner s'est opposé au réalisme naïf, qui parle d'une réalité objectivement existante sans la participation du sujet connaissant. Cela vaut dans le même sens pour l'anthroposophie et pour la réalité spirituelle dont elle ouvre l’accès. Aussi un réalisme métaphysique naïf, sous la forme d'une croyance pseudo-religieuse et pieuse en l'Ange, au Christ et aux êtres élémentaires, n'est-elle pas conciliable avec une spiritualité moderne post-Lumières telle que la défend l'anthroposophie. L'expérience moderne de l'esprit est toujours aussi un acte d'une Individualité » (...).
«(...) Qu'est-ce qui distingue une constitution républicaine d'une constitution ancienne théocratique hiérarchisée ? Et à quoi pensait Rudolf Steiner quand, la distinguant d'une constitution démocratique, il parlait justement d'une constitution «républicaine» ? Comme nous le savons, l'ordre social aux origines de l'humanité était purement vertical et était déterminé par une direction suprasensible venant d'en haut. (...) À la place de cet ordre ancien, apparurent pour la première fois en Grèce la démocratie et à Rome la république. (...)»
«(...) Pouvons-nous influencer l’événementiel universel ou bien sommes-nous condamnés à la contemplation dans l’inaction ? La réponse de Rudolf Steiner à cette question est aussi radicale qu'elle se tient à l'encontre des idées reçues : l’influence en question, que nous pouvons prendre, n’est aucunement politique, sociale ou économique, comme on le croit le plus souvent aujourd’hui, car elle se tient dans notre penser. Non pas dans ce que l’on pense mais dans la manière dont nous le faisons : (...)»
L’existence [de la partialité extrême des médias] est évidente et indiscutable pour quiconque y prête attention, mais le pourquoi et le comment sont plus difficiles à percevoir. L’uniformité est si complète et si cohérente que lorsque les gens commencent à remarquer ces schémas, il est courant qu’ils supposent que les médias doivent être contrôlés par une petite autorité centralisée, à l’instar des médias d’État des gouvernements plus ouvertement autoritaires. Mais si l’on cherche à comprendre pourquoi les médias agissent comme ils le font, ce n’est pas vraiment ce que l’on constate.
Il s’agit plutôt d’un réseau beaucoup plus vaste et beaucoup moins centralisé de facteurs (...).

Sur le site www.tri-articulation.info, le philosophe Daniel Zink a publié un article en deux parties qui porte sur la pensée de Kant, laquelle imprègne actuellement très largement notre «culture» actuelle, et en particulier le monde scientifique. Les conséquences de cette pensée sont d’une portée incalculable, y compris dans notre vie quotidienne.
Dans ces deux écrits, il montre entre autres en quoi la pensée de Rudolf Steiner réfute celle de Kant et la dépasse très largement, notamment au niveau épistémologique et au niveau de la conception de la liberté de l’être humain. Il met aussi clairement en relief des propos erronés contenus dans un interview publiée sur aether.news.

«(...) Au fait, quelles sont les caractéristiques de la « secte », celle que chacun craint – tout comme moi quand je pense aux jeunes fragiles, en quête de sens ? Manipulation des esprits, lavage de cerveau, harcèlement moral ; domination par des gourous, des pervers narcissiques immensément riches, profitant du travail de leurs adeptes ; pensée unique, simpliste et incontestable, sans débat possible…
Mais alors, où est vraiment « la secte » ? Qui cherche à manipuler les masses par des slogans simplistes et par la peur ? Qui utilise le harcèlement moral, passant au-dessus du consentement éclairé en matière médicale ? Qui impose un système scolaire centralisé, en interdisant l’école à la maison et la diversité pédagogique ? Qui s’enrichit toujours plus, vivant dans un luxe honteux ? Qui cherche à imposer une pensée unique, matérialiste et sinistre, excluant toute voix divergente (...).»

«Si vous laissez une coupelle remplie d’eau de mer à l’air libre pendant plusieurs jours, l’eau va s’évaporer et vous aurez – majoritairement – au fond de votre récipient des cristaux de sel en forme de petits cubes : du chlorure de sodium (de formule chimique NaCl).
Si vous faites la même chose avec un autre sel appelé chlorure de cuivre (formule CuCl2) dissous dans de l’eau, vous obtiendrez des cristaux de couleur bleue et de forme différente : non pas des cubes mais des aiguilles, disposées en étoiles de façon assez désordonnée.
Il y a une autre différence entre ces deux sels, si maintenant vous ajoutez avant l’évaporation quelques gouttes de vin rouge, de jus de carotte ou de tisane de fleurs de camomille. Avec l’eau de mer, rien de spécial : à la fin, on observe à nouveau nos petits cubes amoncelés, nullement perturbés par la présence d’impuretés plus ou moins extravagantes. En revanche, avec le chlorure de cuivre, le changement est étonnant : les aiguilles cristallines, au lieu d’être éparpillées en tous sens, se retrouvent à former des dessins, comme si un sculpteur les avait disposées les unes à la suite des autres, pour former des sortes d’arborescences minérales.»
| « Le problème le plus important de toute la pensée humaine : Saisir l'être humain en tant qu'individualité libre, fondée en elle-même » Vérité et Science, Rudolf Steiner |