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Citation
  • « (…) Celui qui sait que chaque année lui révèle de nouveaux mystères sait également que la vie après la mort lui en révèlera d’autres ; pour lui, douter du prolongement de ce qui apporte du nouveau au développement du corps n’a pas de sens. Pour lui la vie après la mort devient quelque chose de réel, de vraiment réel : ce n’est plus alors ce principe égoïste qui a cours si souvent, mais c’est le principed’humanité (…). »

    Stuttgart, 26 avril 1918GA174b

    Rudolf Steiner
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Serge O. Prokofieff
Cet article est la traduction française d'un article paru dans les pages annexes à « Das Goetheanum » n° 23/24 du 8 juin 2003.
Source : Nouvelles de la vie anthroposophique en Suisse - Octobre 2003

 

NDLR : Bien des mots, formulations et expressions dans cet article, renvoient à des concepts et notions spécifiques à l’anthroposophie, qui requièrent un travail d’approfondissement préalable authentique.

 

Pour apprécier l'eurythmie à sa juste valeur dans le débat qui est engagé à son sujet, il est nécessaire de rappeler son origine et son développement. Il n'existe en fait qu'une seule eurythmie, à savoir celle que Rudolf Steiner a fondée au début du siècle dernier en collaboration avec Marie Steiner. Elle est née directement d'un lien avec le monde spirituel, et elle est en rapport avec des conditions, des tâches et des objectifs spécifiques. Il est donc vital pour tout travail eurythmique de compter avec la réalité du monde spirituel.

Dès son origine, sous forme cultuelle...

Pour la genèse de l'eurythmie, il est révélateur que, dès le départ, elle était censée revêtir une forme cultuelle. C'est là qu'il faut chercher la raison pour laquelle Rudolf Steiner s'adressa en 1908 à Marguerite Volochine, lors du cycle de conférences sur l'Évangile de Jean donné à Hambourg. Parlant du prologue de cet Évangile, il lui posa la question suivante : « Êtes-vous en mesure de danser cela ? » - Marguerite Volochine étant en ce moment-là incapable de répondre par l'affirmative, Rudolf Steiner réitérera sa question en automne de la même année. Marguerite Volochine ne répondit toujours pas[1]. L'eurythmie dut donc trouver d'autres voies dès 1912. La jeune Lory Smits cherchait alors son orientation professionnelle, et c'est elle que Rudolf Steiner accepta de former en eurythmie, ce nouvel art du mouvement qu'il s'agissait d'initier.

À Pâques 1924, dans l'esprit ésotérique du Congrès de Noël, Rudolf Steiner se saisit à nouveau de l'orientation cultuelle initiale de l'eurythmie. Cette fois, il ne le fit pas en rapport avec l'Évangile, mais directement en lien avec l'Anthroposophie, c'est-à-dire par une élaboration eurythmique de la « Pierre de fondation » - et plus tard de l'« lmagination de Michaël »[2].

L'évocation de l'orientation cultuelle de l'eurythmie ne signifie en aucun cas que nous avons, dès lors, affaire à deux genres d'eurythmie. L'eurythmie forme une unité en elle-même. Elle reste toujours fidèle à elle-même, et son essence ne varie pas, quelle que soit la forme sous laquelle elle apparaît. Cela tient au fait qu'elle n'est pas issue du monde physique, ni de prime abord de l'âme humaine, mais des forces du monde éthérique telles qu'elles sont à l'œuvre dans le corps éthérique des êtres humains.

 

L'eurythmie et l'apparition du Christ dans l'éthérique

Cette nature fondamentale de l'eurythmie est directement liée à l'événement spirituel central de notre époque. C'est en fait dans le monde adjacent au monde terrestre physique, c'est-à-dire dans le monde éthérique, où l'eurythmie puise ses impulsions, que se produit actuellement le deuxième avènement du Christ[3].

Dans ce contexte, il est significatif que Rudolf Steiner ait posé la question précitée à Marguerite Volochine au cours d'un cycle sur l'Évangile de Jean, vers la fin duquel il évoquait pour la première fois, en des termes encore prophétiques et prémonitoires, la possibilité imminente d'un second avènement du Christ. Une année plus tard seulement, cet événement encore hypothétique en 1908 était devenu une réalité universelle observable par un initié[4]. Puis, dès janvier 1910, Rudolf Steiner commençait sa grande proclamation de l'apparition éthérique du Christ[5].

En septembre 1911, il révéla en plus le lien de cet avènement avec le corps éthérique particulier de Christian Rose-Croix. À partir du XXe siècle, ce corps devait acquérir la force nécessaire pour agir, bien au-delà des écoles occultes des Rose-Croix, dans toute l'humanité, afin que les êtres humains, adombrés de ce corps éthérique, puissent faire l'expérience du Christ dans son apparition éthérique[6].

Tous ces aspects font partie intégrante de ce qui a préparé l'eurythmie sur le plan spirituel. Sa fondation effective date de 1912, en parallèle avec le cycle sur l'Évangile de Marc que Rudolf Steiner a donné à Bâle. Ces conférences se focalisent sur l'impulsion cosmique du Christ, impulsion qui, échappée à toute emprise ahrimanienne, rajeunit l'univers. Au cours de l'avant-dernière conférence de ce cycle, le 25 septembre 1912, les considérations de Rudolf Steiner culminent dans l'expression « cette jeune impulsion cosmique » qui s'est liée à la Terre par le Mystère du Golgotha.

L'eurythmie fut donc créée en septembre 1912 à partir de cette « jeune impulsion cosmique active dans l'évolution terrestre » qui échappa le vendredi saint à l'emprise des « sbires » ahrimaniens et accueillit les trois femmes auprès de la tombe, le matin dominical de Pâques. À l'instar des femmes du tournant des âges, les premières à apercevoir le Ressuscité ce matin-là, ce furent de nouveau des femmes qui, dans un premier temps, reçurent et cultivèrent l'impulsion de l'eurythmie. De par son lien immédiat avec cette jeune impulsion cosmique d'origine éthérique, l'eurythmie est l'art le plus christique de notre temps[7].

Cette réalité ne nous fait-elle pas pressentir notre responsabilité spirituelle vis-à-vis de cet art le plus récent et comprendre également ce qui suit ? Aux débuts de l'eurythmie, Rudolf Steiner indiqua que ce nouvel art devait être arraché à Ahriman dans un combat acharné. Il n'est donc pas étonnant qu'Ahriman guette sans cesse une occasion pour se l'approprier. S'il y parvenait, cela signifierait une dégénérescence, voire la mort de ce benjamin des arts[8].

 

L'activité désintéressée du Moi[i]

Dans sa « Science de l'Occulte », Rudolf Steiner décrit la mainmise de Lucifer sur le corps astral humain au temps de l'ancienne Lémurie, alors que la pénétration du corps éthérique par Ahriman date de l'ère atlantéenne. Pour cette raison, l'eurythmie dont l'action part du corps éthérique, devait être arrachée à Ahriman qui s'y est retranché. Chaque eurythmiste est appelé à répéter cette opération par l'activité consciente de son Moi lors de tout travail eurythmique.

L'art eurythmique se développe en premier lieu à partir du dialogue du Moi humain avec les forces éthériques cosmiques dans lesquelles agissent les hiérarchies. Par la conscience de son Moi, l’eurythmiste fait l'expérience de ces forces actives dans son corps éthérique. Il les rend ensuite visibles par le truchement de son corps physique dont il aura forgé un outil adéquat en s'exerçant assidûment. Pour cette raison, l'eurythmie vit simultanément dans deux mondes. Pour l'œil physique, elle se manifeste dans l'espace, alors que sa réalité éthérique est perceptible également pour les entités hiérarchiques, les âmes des défunts ainsi que les esprits élémentaires. C'est là sa tâche primordiale : construire un pont entre les deux mondes — afin qu'elle puisse guider les êtres humains vers un éveil au niveau éthérique.

L'essence de l'art eurythmique ne se situe donc pas sur le plan physique, mais dans le domaine éthérique. En musique, ce qui élève l'esprit et régénère l'âme ne provient pas des vibrations de l'air, mais bien des forces éthériques qui se servent simplement de l'air pour se manifester. En peinture, l'expérience proprement artistique n'est pas générée par la substance physique des couleurs, mais par les forces éthériques qui agissent à travers elles. Il en va de même en eurythmie, à un plus grand degré. Ce ne sont pas les gestes visibles du corps, mais les mouvements éthériques révélés par eux qui représentent l'essentiel de ce nouvel art.

Quelque chose de similaire se passe aussi sur le plan psychique. L'âme humaine avec sa subjectivité joue en eurythmie un rôle important mais, tout comme le corps physique, elle est au service de ce qui est objectif et éthérique. Ce n'est possible que dans la mesure où l'activité du Moi de l'eurythmiste est désintéressée. Le Moi prend conscience des forces du corps éthérique dont il s'inspire pour éduquer son corps astral, afin qu'il puisse participer à leur organisation sans interférer avec leur activité. Autrement dit : le Moi doit préparer, au sein de l'âme (corps astral), l'espace intérieur nécessaire au déploiement libre des forces éthériques. Cela présuppose que l'eurythmiste ait largement purifié son âme, ce qui doit finalement permettre à la totalité de son être de se manifester à travers la parole et la musique. Dans ces forces de catharsis qui, lors d'une représentation d'eurythmie, peuvent aller jusqu'à toucher les spectateurs eux-mêmes, réside la mission curative de l'eurythmie.

 

Atteindre l'objectivité dans l'éthérique

Le premier pas vers l'accomplissement de cette mission consiste à atteindre l'objectivité de l'éthérique dans l'eurythmie. Par là, on rend possible ce que Rudolf Steiner conçoit comme un idéal précis et décrit de la manière suivante : « En eurythmie, le degré de subjectivité qui entre dans l'interprétation n'est pas plus grand que lorsqu'une même sonate est jouée par deux pianistes indépendamment l'un de l'autre. Si un seul et même poème est interprété par deux personnes ou par deux ensembles, l'élément individuel qui y entre n'est pas plus différent que lors de l'interprétation individuelle de deux pianistes de la même sonate de Beethoven. »[9]


Forme destinée à la 4e partie de la Pierre de Fondation en eurythmieHaupt = Tête, Herz = Cœur, Gliedmassen = Membres
Forme destinée à la 4e partie de la Pierre de Fondation. La forme centrale (V) représente les forces du Christ-Soleil qui pénètrent dans l'être humain. Dessin de Rudolf Steiner (GS K23/1 p. 100).

 

Sans passer par cette catharsis psychique, l'eurythmie n'est pas possible. Soit il lui manquera l'appui de l'âme, le mouvement eurythmique tombant alors de l'éthérique au niveau physique, puisqu'il ne sera pas assez porté intérieurement par l'être humain. Soit l'astral insuffisamment purifié, avec ses passions, ses désirs et son égoïsme, dénaturera (souvent de manière inaperçue) la pureté originelle et les principes cosmiques des forces éthériques. Au lieu de leur offrir un espace pour se déployer, l'astralité incontrôlée des eurythmistes les repoussera.

L'eurythmie ne cherche pas l'appauvrissement du ressentir, mais elle vise une nouvelle intensité et une clarté limpide des sentiments qui se forgent selon les principes universels de l'éthérique. Ces sentiments suivront alors spontanément et sans contraintes uniquement ce qui est vrai, beau et bon. C'est à ce niveau que se situe la grande mission pédagogique de l'eurythmie.

 

Ni autoportrait ni simple expression corporelle

Ces considérations font apparaître les deux dangers qui guettent l'eurythmie. Ils découlent de l'absence d'un dialogue libre entre le Moi et le corps éthérique. D'un côté naîtrait une tendance qui pourrait alors livrer les mouvements eurythmiques au déferlement incontrôlé de l'astralité au lieu de les contenir par le Moi. De l'autre côté, leur origine pourrait être déplacée de l'éthérique au physique. Dans le premier cas, l'eurythmie se transforme en une espèce de danse d'expression qui se sert bien d'éléments eurythmiques, mais qui en subjugue l'élément purement éthérique, le dénaturant sous l'influence d'une astralité non purifiée. Le danseur commence alors à exposer ses propres sentiments et cherche à rendre visible son vécu subjectif. Toutes sortes d'« autoportraits » résultent d'une telle approche.

Le deuxième danger vient du déplacement de l'impulsion eurythmique vers le plan physique. Il y a des personnes qui possèdent un don naturel pour le mouvement et s'approprient, sans difficulté ni effort, les gestes eurythmiques, sans néanmoins se rendre compte de leur impulsion éthérique. Elles sont capables de « remplacer » cette impulsion, à leur insu, par leur agilité purement physique. Il en résulte une image trompeuse de l'eurythmie, comparable à ce qu'est une photo par rapport à la réalité. Ce n'est plus vraiment de l'eurythmie. Un exemple peut illustrer cette situation.

Dans son livre « Comment parvenir à des connaissances des mondes supérieurs ? », Rudolf Steiner décrit un exercice avec deux graines, l'une authentique et l'autre synthétique, impossibles à distinguer ni à l'œil nu ni au microscope. La différence imperceptible réside uniquement dans le fait qu'une des graines possède des forces éthériques. Elle est entourée d'une aura qui manque bien évidemment à l'autre. Aussitôt les deux graines mises en terre, leur différence apparaît : seule la première graine poussera et portera des fruits. Transposé à l'eurythmie, cela signifie que, parmi les bénéfices qu'elle induira, le plus important sera qu'elle permettra aux spectateurs d'accéder aux forces éthériques du cosmos plutôt que de présenter au public un succédané parfaitement exécuté de l'eurythmie.

L'« eurythmie corporelle » apparaît comme un genre de ballet moderne, et l'« eurythmie-autoportrait » ressemble aux multiples formes de danse contemporaine. Par la fascination que ces formes d'art exercent souvent, elles correspondent au goût du jour et aux habitudes du public. Elles sont très accessibles et rencontrent facilement l'adhésion du public.

Ces approches permettent des prestations artistiques remarquables et admirables, ce qu'illustre le succès du ballet classique et de quelques artistes géniaux dans le domaine de la danse d'expression - la légendaire Isadora Duncan et notre contemporain Ismael Ivo et bien d'autres encore. Chacune des deux formes de mouvements artistiques va cependant dans une tout autre direction. Elles poursuivent chacune leurs propres buts parfaitement légitimes. Qui chemine dans une de ces directions ne peut néanmoins se réclamer de l'eurythmie.

 

Les principes au lieu de l'arbitraire

C'est pour cette raison que Rudolf Steiner ne se lasse jamais de souligner la spécificité de l'eurythmie : « Toutefois, je vous prie de prendre en considération que l'art eurythmique n'est pas de la mimique, ni de la pantomime, ni aucune sorte d'art du geste, et qu'il n'a rien de commun avec les arts de la danse. Dans toutes ces disciplines, ce qui vit dans l'âme s'exprime directement par un geste immédiat, instantané. Mais l'eurythmie est plutôt comparable à la musique. Il n'y a rien d'arbitraire, rien de personnel. Le geste accompli et l'enchainement des mouvements dépendent uniquement des principes eurythmiques. »[10]

À notre époque de l'individualisme, où chacun donne la priorité à son expression personnelle, il est difficile de faire l'expérience de cette objectivité.

Il en résulte que l'eurythmie, dès ses débuts, a dû renoncer aux succès publics faciles, et ceci d'autant plus qu'elle présuppose une certaine préparation du public, voire une certaine éducation.

 

Le modèle spirituel de l'eurythmie

Toute personne qui décide d'entreprendre une formation en eurythmie, se place intérieurement devant le Groupe sculpté du Représentant de l'humanité, entre les forces lucifériennes et ahrimaniennes, même sans s'en rendre nécessairement compte. Par rapport à ce qui vient d'être dit, le Représentant de l'humanité est un symbole pour ce qui, à partir du monde éthérique, cherche actuellement à pénétrer dans le corps éthérique des hommes afin d'y être perçu et développé par le Moi. Ce travail avec les forces éthériques poursuit alors son action dans deux directions : dans le corps astral et dans le corps physique. Le cas échéant, la puissance luciférienne est obligée de céder sa place au sein du corps astral purifié. La puissance ahrimanienne est également forcée de se retirer, de manière à permettre aux purs principes de l'éthérique de se manifester par le corps physique. Car tout dialogue entre le Moi et le corps éthérique cesse dès qu'un décalage se produit, que ce soit vers le bas ou vers le haut, dans la partie médiane de l'être humain qui est le domaine de l'eurythmie. Naissent alors des styles de mouvements soit psychiques aux teintes lucifériennes, soit physiques aux teintes ahrimaniennes.

La combinaison de ces deux altérations est bien plus néfaste encore pour l'eurythmie. Les pulsions et les émotions du psychisme se manifestent alors directement dans le corps physique sans passer par ce qui est purement éthérique. Ce faisant, elles usurpent les moyens constitués par les gestes, les formes et les mouvements eurythmiques pour les soumettre à leurs propres buts. Une telle évolution, clairement illustrée dans la partie gauche du Groupe sculpté, priverait l'eurythmie de son caractère christique et, par la même, de sa véritable tâche comme facteur culturel dans le monde d'aujourd'hui.

L'eurythmie est, dans son essence, un art spirituel qui trouve son expression adéquate dans l'éthérique. Elle présuppose « une base spirituelle pour tout ce qui existe dans le monde sensible. Cet élément spirituel ne peut être représenté que par l'organisme humain lui-même. Et cette représentation du spirituel rendu perceptible par l'organisme humain, donc dans l'expression volontaire, voilà ce qu'est l'eurythmie. »[11]

Ce rapport avec l'esprit échappe encore largement à l'homme contemporain, lui restant étranger. Pour cette raison, un courage véritablement michaélique est exigé de l'eurythmie elle-même et, a fortiori, de ceux qui la représentent dans le monde à notre époque.

Serge O. Prokofieff

 

Notes

[1] Margarita Woloschin : « Die grüne Schlange ». Verlag Freies Geistesleben, Stuttgart I982.

[2] Voir aussi : Sergej O. Prokofiefl : “Menschen mögen es hören. Das Mysterium der Weihnachtstagung”. Verlag Freies Geistesleben, Stuttgart 2002, chapitre 4.

[3] Voir Rudolf Steiner, conférence du 15 avril 1908 in GA 103 : « Zur Geschichte und aus den Inhalten der erkenntniskultischen Abteilung der Esoterischen Schule von 1904 bis1914 » (non traduit) {NDLR : nous n’avons pas retrouvé cette référence. Il s’agit ici d’une erreur}, et conférence du 31 mai 1908 in GA 105 : « L'Évangile selon Jean ». Triades, Paris 1998.

[4] Rudolf Steiner, conférence du 6 février 1917 in GA 175, dans la partie parue dans « Les trois rencontres de l'âme humaine ». EAR, Genève 1985.

[5] Pour la première fois le 12 janvier 1910 à Stockholm. Voir Harald Giersch : « Rudolf Steiner über die Wiederkunft Christi ». Verlag am Goetheanum, Dornach 1991.

[6] Rudolf Steiner, conférence du 27 septembre 1911 in GA 130, paru dans « Christian Rose-Croix et sa mission ». EAR, Genève 1980.

[7] Un lien direct de l'eurythmie avec l'impulsion du Christ apparaît également dans le fait que Rudolf Steiner met cet art en rapport avec le sixième élément constitutif de l'être humain (esprit de vie ou buddhi). Voir Rudolf Steiner, conférence du 29 décembre 1914 in GA 275 : « L'art à la lumière de la sagesse des mystères ». EAR, Genève 1987. Aussi lui arrive-t-il fréquemment d'établir un lien entre le Christ et le buddhi, par exemple dans sa conférence du 4 novembre 1904, parue dans « Christian Rose-Croix et sa mission » (EAR, Genève 1980), de même que dans GA 95 : « Le christianisme ésotérique et la direction spirituelle de l'humanité » (EAR, Genève 1989).

[8] Juste avant de mourir, Marie Savitch, très inquiète du sort de l'eurythmie, exprima vis-à-vis de Birrethe Arden-Hansen que l'eurythmie devait maintenant choisir entre le renforcement de son lien avec Rudolf Steiner ou sa dégénérescence avant même d'être réellement née.

[9] Rudolf Steiner, allocution (non traduite) du 4 avril 1920 in GA 277 : « Eurythmie - die Offenbarung der sprechenden Seele ». {NDLR : Il est possible, sous réserve de vérification, que cette allocution soit traduite en française dans le livre « Aux origines de l’eurythmie » publié aux éditions FILIGRANA}.

[10] Rudolf Steiner, allocution du 17 août 1919 in GA 277, dans la partie parue dans : « Allocutions sur l'Eurythmie ». Série Art n° 5 de Triades, 1980.

[11] Rudolf Steiner, allocution (non traduite) du 26 mars 1919 in GA 277 (voir note 9).

 

Note de la rédaction

[i] C’est-à-dire le « Je ». Sur Soi-esprit, nous privilégions souvent le mot « Je » par rapport au mot « Moi » (qui ont la même signification ; le véritable enjeu est de parvenir à cerner et saisir toujours plus clairement ce qu’est le « je » de tout être humain !).

 

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