
Ci-dessous, nous publions l'article de la "lettre circulaire" (Rundbrief) intitulée[i]
« Anthroposophie et Actualité » - Édition n° 92 / 8ème année / 9 mars 2025
(anciennement : « Ce qui se passe d’autre dans notre Société ! »)
Éditeur responsable : Thomas Heck
Traduction privée par Benoît DUSOLLIER -
| NDLR : En langue française, le livre de Harari est publié sous le titre « Nous les indomptables » plutôt que « Nous, innarêtables ». Nous avons néanmoins conservé dans l'article ci-dessous la traduction française de l'original (article en allemand), laquelle est plus proche du livre de Harari en anglais. Dans les notes, la mention "S." signifie "Seite" en allemand, c'est-à-dire "page" en Français. Le numéro de page au sein de l'oeuvre de Rudolf Steiner auquel renvoit la mention "S.", concerne l'édition en langue allemande (et pas les ouvrages édités en français). |
Le récit historique du transhumanisme et l'inoculation de la conscience des jeunes
Il n'y a probablement jamais eu de série de livres dont la couverture du premier tome était déjà marquée du sceau "NOUS, INARRÊTABLES !". Cela en dit long sur la remarquable confiance en soi de l'auteur et sur sa certitude de pouvoir mener à bien, contre vents et marées, la mission qui sous-tend le projet.
Il s'agit du livre pour la jeunesse paru au printemps 2022 : « Comment nous, les hommes, avons conquis le monde ». Trois volumes devraient suivre. L'auteur de la série de livres est Yuval Harari, professeur d'histoire à l'université de Jérusalem, conseiller de Klaus Schwab, Bill Gates, Barak Obama,… inspirateur de l'élite du Forum Économique Mondial et des oligarques de la technologie, maître à penser du transhumanisme, et qui s'est également fait connaître du public lecteur grâce à ses deux best-sellers mondiaux « Homo Sapiens - une brève histoire de l'humanité » et « Homo deus ». Tout comme les deux derniers ouvrages cités, ce livre pour la jeunesse a été traduit en 65 langues (!) et vendu à 45 millions d'exemplaires au cours des trois années qui ont suivi sa publication (situation en décembre 2024). Un tel succès mondial n'est pas uniquement dû au génie d'un auteur. Il se peut qu'il ait touché l'esprit du temps ou qu'il l'ait marqué de manière décisive en peu de temps, ce qui serait toutefois un cas particulier unique. Ce qui est tout aussi évident, c'est que ce succès est dû à la planification d'état-major d'un groupe de personnes dont l'agenda comprend la diffusion à grande échelle des idées annoncées ici. Cela s'apparente à une inoculation générale de la conscience de toute une génération.
Rappelons comment le régime pandémique de l'OMS, après de longues années de préparation, a pu amener en quelques jours tous les gouvernements du monde à paralyser toute la vie sociale et à adopter la restriction des droits civils. Un processus sans précédent que rien ne pouvait arrêter (!). Nous retrouvons le même geste dans la série de livres pour la jeunesse, qui se présente de manière tout à fait inoffensive : elle aussi doit désormais être inarrêtable - Unstoppable, en somme ! La comparaison peut sembler tirée par les cheveux tant que l'on ne tient pas compte de la synchronicité des événements.
Regardons le moment de la première publication : le printemps 2022. En Europe, c'est aussi la fin soudaine du confinement et des dures mesures de pandémie. Une jeunesse enfermée pendant de nombreux mois est libérée dans la normalité. Mais ce temps a laissé des traces. De nombreux jeunes sont traumatisés, apeurés, isolés, déstabilisés. Il faudra des années pour compenser ces affaiblissements des forces vitales, de l'espoir de vivre et ce retard de développement, disent les spécialistes.
À ce moment même, le livre « Comment nous, les hommes, avons conquis le monde » paraît. Simultanément en anglais, allemand, français, italien et espagnol.
La première question par laquelle l'auteur commence son dialogue avec le jeune lecteur est la suivante :
« Être humain, qu'est-ce que cela signifie ? Pourquoi est-ce si difficile de devenir adulte ? »
Cela concerne bien sûr les questions centrales que tout jeune agite en permanence en lui, la question de soi-même, de ses origines et de son avenir, du sens de la vie, de ses propres idéaux. Et maintenant, écoutez la réponse de l'auteur :
« Parce que nous avons tellement de possibilités. Tu peux faire dans ta vie d'innombrables choses dont les animaux ne peuvent même pas rêver :
- inventer des jeux informatiques
- développer un nouveau médicament (!)
- diriger une expédition sur Mars
- ou rester assis toute la journée devant la télévision
Nous, les humains, avons des possibilités presque illimitées. Et c'est précisément pour cette raison qu'il est parfois si déroutant d'être humain. »
C'est avec ce message – étranger à la vie – qu'Harari se fraie un chemin vers les jeunes, alors et aujourd'hui en proie à l'incertitude. Pas d'aide, pas d'orientation, pas de soutien dans la recherche de sens.
A la deuxième page, on trouve déjà la prochaine fausse piste de la recherche de sens, qui se veut cette fois-ci morale : Il y est question du grand pouvoir que nous possédons en tant qu'êtres humains, à la différence des animaux.
« C'est un sacré pouvoir. Un pouvoir qui peut faire du bien ou du mal. Et c'est pourquoi tu dois te rendre compte de la nature de ce pouvoir que nous possédons en tant qu'êtres humains. »
Le deuxième chapitre explique en quoi consiste ce pouvoir : il s'agit du « superpouvoir sapientiel », la capacité d'inventer des histoires et de faire coopérer des groupes humains plus importants grâce à des histoires communes.
Dans le premier chapitre, l'auteur développe sa vision darwinienne de l'homme : « Nous, les hommes, ne sommes que des animaux… Notre histoire commence il y a très longtemps, il y a des millions d'années - lorsque les hommes étaient encore des animaux tout à fait ordinaires, assez discrets… comparés aux autres animaux… L'homme primitif était encore un animal assez discret parmi d'autres... Car c'est à ce moment-là que l'homme s'est transformé en l'animal le plus dangereux du monde. Pourtant, à ce moment-là, l'homme était déjà l'animal le plus mortel {ndlr : il faut comprendre dans ce contexte « l’animal le plus mortel à l’égard de tous les autres ; celui qui est le plus en mesure de tuer tous les autres} sur terre… C'est ce qui l'a rendu supérieur aux hommes de Neanderthal, aux lions et aux éléphants, et l'a propulsé au rang d'animal le plus dangereux du monde ».
Ici, l'idée d'un darwinisme social sans fard est vendue aux jeunes comme historique : le plus fort peut s'imposer. Harari sait raconter : les grands animaux et d'autres espèces humaines ont été exterminés sans ménagement par Homo Sapiens.
Il n'est pas question une seule fois d'une catégorie morale dans les 175 pages du livre.
Toutes les religions sont assimilées à la croyance en des fantômes et des zombies, des vampires et des fées. Leur origine :
« Notre capacité à imaginer des choses qui n'existent pas. Notre don d'inventer des histoires et de les raconter. Nous sommes le seul animal capable d'inventer des légendes, des contes et des mythes et d'y croire ».
Cela est étayé par des hypothèses aventureuses : en 1939, on a trouvé dans la grotte de Stadel dans le Bade-Wurtemberg une statue humaine avec une tête de lion, en ivoire de mammouth, dont l'âge est estimé à 32.000 ans. Son intégration dans un contexte cultuel et religieux n'est pas sérieusement envisagée. Il apparaît à ce stade une histoire fantaisiste grotesque qui tourne en dérision toutes les idées religieuses.
« Imaginez un peu : Tout là-haut dans les nuages vit l'esprit du Grand Lion. Si vous faites sagement ce qu'il vous demande, vous serez admis au royaume des esprits après votre mort et recevrez autant de bananes que vous pourrez en manger : Si vous lui désobéissez, un grand lion vous dévorera tous ».
Ci-dessus : une page extraite du livre de Harari - Version en langue française.
Ce ne sont pas seulement les premières religions tribales, mais aussi les grandes religions mondiales qui, à la suite de cette étrange « théorie culturelle », se voient dénier tout arrière-plan de réalité à prendre sérieusement en considération.
On peut parler d'un plaisir à détruire les sentiments religieux. La possibilité d'approfondissement de l'âme par la culture et la religion est en dehors de la capacité d'imagination du ou des auteurs. La seule chose qui compte pour eux, c'est la science, ce sont les sciences de la vie, c'est la recherche sur le cerveau. Dans ce contexte, il ne peut pas non plus être question de l'individualité de l'homme dans l'ensemble du livre. Dans l'ouvrage « Homo Deus » publié quelques années auparavant, on peut lire :
« Au cours des dernières décennies, les sciences de la vie sont toutefois arrivées à la conclusion que cette histoire libérale (de l'individualité humaine) est une pure mythologie. Le seul moi authentique est aussi réel que l'âme chrétienne immortelle, le père Noël et le lapin de Pâques. Si je regarde vraiment au fond de moi, l'unité apparente que nous tenons pour acquise se dissout en une cacophonie de voix contradictoires, dont aucune n'est mon vrai moi. Les gens ne sont pas des individus. Ils sont des 'dividus' ». (« Homo Deus », S. 446)
Au centre de la vision de l'homme proclamée par Harari se trouve la théorie de la filiation. Pour expliquer l'identité, l'ADN suffit :
« Même les cellules de ta salive, de tes os et de la racine de tes cheveux contiennent des copies de ce plan de construction... ».
À ce déracinement psychique et spirituel de l'être humain s'ajoute également une remise en question des liens d'un enfant avec sa mère et son père. Harari spécule sur la vie dans les familles de l'âge de pierre. Il s'agit d'une expérience de pensée que les jeunes lecteurs doivent suivre au fil des pages :
« Un homme, une femme et leurs trois enfants ont pu habiter dans la première hutte. Dans la hutte voisine vivaient peut-être une femme avec ses deux enfants et son ami actuel, avec les deux enfants de ce dernier. Dans la cabane numéro 3, une femme élevant seule son enfant. Dans la cabane numéro 4, une femme avec ses trois enfants et sa nouvelle petite amie. Dans la cabane numéro 5, trois seniors sans enfants. Et dans la numéro 6, un homme célibataire... Lorsque deux personnes de la colocation tombaient amoureuses, elles installaient simplement leurs lits dans la même cabane - et voilà ... Et lorsque le grand amour se terminait un jour, on n'avait pas besoin d'un avocat coûteux pour le divorce, qui décidait quel partenaire pouvait garder la cabane et quel partenaire pouvait garder les objets d'ameublement... Mais nous ne savons pas si c'était vraiment comme ça ou si c'était tout à fait différent ».
Harari enflamme l'imagination des jeunes avec des représentations de l'arbitraire absolu dans les relations, du relâchement des liens et emballe cette vision du dépassement total de l'enracinement de l'éducation des enfants dans une famille naturelle dans une étude historique à prétention expressément scientifique.
Mais que disent les porteurs de culture de 65 pays du monde à propos de ces atteintes manifestes à la conscience de toute une génération de jeunes ? Comment la critique intellectuelle réagit-elle à ces livres ?
Regardons d'abord l'écho que les médias ont donné aux premiers ouvrages de Harari, « Homo Sapiens » et « Homo Deus ». Des journaux renommés ont examiné à la loupe ces livres, présentés comme des best-sellers mondiaux, et les ont majoritairement critiqués. En voici quelques extraits :
« Il est difficile de se soustraire à l'attraction de ses suggestions ». (Gernot Böhme)
« La foi de Harari en la 'science' reste inébranlable. Les travaux des sciences naturelles sont cités comme vérités. Cela vaut surtout pour les sciences de la vie : elles ont 'évacué l'âme'. Et de manière générale, 'mieux nous comprenons le cerveau, plus l'esprit semble superflu'. Apparemment, nous en sommes au point de pouvoir également nous débarrasser du concept de liberté. L'homme n'est pas libre, il est dirigé par les processus biochimiques de son cerveau ». (Olivier Middendorp)
« Ce livre n'est pas un ouvrage de vulgarisation, il appartient à la catégorie des belles-lettres ». (Sarah Spiekermann, Süddeutsche Zeitung)
À quoi devons-nous nous attendre lorsque la substance de ces livres semble transformée au niveau de la littérature jeunesse ? La critique exulte :
« 'L'histoire de l'humanité', captivante, inspirante, racontée de manière rafraîchissante et différente par Yuval Harari ... avec beaucoup d'humour, un charme irrésistible et une foule d'idées décalées. Ceux qui ont réussi jusqu'à présent à se soustraire au charme des livres de Harari vont maintenant capituler ». (Orell Füssli)
« Une série de livres formidable qui incite à penser et à comprendre par soi-même, pour tous à partir de 10 ans ». (SWR)
« Le livre est passionnant pour les enfants (d'âge scolaire), mais c'est aussi une bonne introduction pour leurs parents qui n'ont pas encore étudié Harari ». (Handelsblatt)
« Tel un conteur autour d'un feu de camp, l'auteur s'adresse directement aux enfants, leur pose des questions pour les impliquer et décrit en images vivantes les étapes du développement et le quotidien de nos ancêtres ». (Spiegel)
« Yuval Noah Harari a expliqué l'histoire de l'humanité à des millions d'adultes. Il raconte ici pourquoi les enfants devraient désormais eux aussi s'intéresser à l'homme de Neanderthal et à l'homme de Denisova (Denisova est le nom d'une grotte sibérienne dans laquelle on a trouvé des ossements d'une espèce humaine distincte) ». (Magazine Zeit)
Ceux qui se préoccupent des questions d'éducation et de l'avenir de la jeunesse, effrayée et déstabilisée par la situation mondiale, ne peuvent qu'être effrayés. Car on tente ici d'inoculer des idées matérialistes dans la conscience de toute une génération de jeunes, de la manipuler de telle sorte que les gens perdent leurs racines, se lient à de faux objectifs, font confiance sans question aux révélations et aux projets de la « science », pour être finalement des êtres sans libre arbitre, contrôlables, à la disposition de gouvernements qui peuvent les diriger et les gérer en masse avec des récits et narratifs.
Comment pouvons-nous réagir en tant que parents, en tant qu'éducateurs, face à une telle offensive ?
Parfois, la reconnaissance, le décryptage, est la seule chose que nous puissions opposer à de telles attaques. La reconnaissance démasque les intentions, mais elle ne montre pas encore l'étoile qui indique la bonne direction, l'action par la connaissance.
Parfois, un esprit éveillé prend la parole, ouvre notre regard sur ce que nous cherchons réellement, renforce notre volonté de liberté, indique une nouvelle direction. Souvenons-nous de deux exemples :
En 1859 est paru le livre de Charles Darwin sur l'origine des espèces. Le message : le plus fort s'impose contre le plus faible dans la lutte pour l'existence. Malgré l'acquisition d'une première théorie du développement, si précieuse pour la connaissance de la nature, c'est aussi une attaque contre l'origine spirituelle et morale de l'être humain. En effet, en même temps que ce nouveau regard sur l'évolution, le principe profondément contestable de la domination du plus fort apparaissait comme une loi de la nature qui, transposée aux sociétés humaines, légitimerait par la suite un redoutable racisme ou darwinisme social[1].
C'est à cette légitimation scientifique apparemment convaincante du principe de puissance dans l'évolution, que l'anarchiste russe Piotr Kropotkine répond en 1902 par un livre : « L'entraide dans les règnes animal et humain ». Après cinq ans d'études, il était en mesure de décrire d'innombrables exemples d'action solidaire qui réfutaient la seule validité du principe de développement de Darwin. Il s'agissait d'une thèse opposée, un contre-livre courageux qui appelait à une action réellement sociale.
La recherche moderne a depuis longtemps démontré que les organismes supérieurs ne peuvent exister qu'avec l'aide d'innombrables êtres vivants qui les soutiennent et les nourrissent. L'écologie ne parle plus de lutte pour l'existence, mais de l'interaction salutaire entre tous les êtres vivants.
Un deuxième exemple : en 1967 est paru le livre du biologiste anglais Desmond Morris : « The Naked Ape. A Zoologist's Study of the Human Animal » (Le singe nu. Étude zoologique de l'animal humain), dans lequel la vie relationnelle et sexuelle de l'homme est décrite comme un prolongement du comportement animal, et l'homme lui-même comme un spécimen du genre animal qui ne doit plus se soucier des objectifs éthiques et moraux de sa vie relationnelle. Le médecin anthroposophe hollandais L.C. Mees lut le texte avec horreur, s'assit et écrivit le livre « L'ange habillé », qui décrit la double nature de l'homme, de l'homme qui a une racine de son être dans le monde spirituel, une autre dans le monde physique et sensuel, et qui est appelé à réaliser ses impulsions spirituelles ici dans le monde en tant qu'être spirituel incarné. Encore un contre-livre courageux qui appelait à une plus grande connaissance de soi et à la responsabilité dans le domaine social.
Les livres de Kropotkine et de Mees immunisent le lecteur contre la tentation de succomber à la suggestion d'une image matérialiste de l'homme, une image qui nie l'essence supérieure de l'homme et veut le rabattre au niveau de l'animal.
Harari emploie une coopérative de 17 personnes chargées de traduire l'ouvrage de base "Homo sapiens" en littérature pour la jeunesse, ainsi que des armées de traducteurs, d'éditeurs, d'imprimeurs et de libraires. Ses ressources financières sont illimitées.
Qu'opposons-nous aujourd'hui au nouveau darwinisme de Harari ? Quelle littérature peut renforcer les capacités de connaissance niées, peut renforcer le libre arbitre, peut renforcer la connaissance de l'essence spirituelle de l'homme ?
Il existe un intérêt pour la création d'un catalogue alternatif de livres pour enfants et adolescents, également de la part des libraires, et quelques propositions de livres concrets existent déjà. Et nous pensons à un fonds qui permettrait de financer l'impression et la distribution de livres appropriés.
Renseignements et contact : Christian Breme
E-Mail:
Appel à soutien financier pour une initiative pédagogique

En 2005, un mouvement a vu le jour dans les écoles Rudolf Steiner suisses. Sous le nom de « Beziehungskunde » [NdT : Litt : Connaissance/Science des relations] il a commencé à repenser la mission de l'éducation dans les écoles et à formuler ses propres approches pédagogiques Waldorf. L'effort de toujours regarder l'homme dans son ensemble et de renforcer l'autonomie et la capacité relationnelle des enfants et des jeunes pour la vie devait être placé au centre. Le mouvement s'est rapidement répandu dans les pays germanophones et a également pris racine dans le mouvement français des écoles Waldorf.
Christian Breme, qui a initié ce mouvement et contribué à la diffusion de l'idée de l'éducation relationnelle par des conférences, des séminaires et des publications de livres, souhaite à présent mettre à la disposition des jardins d'enfants et des écoles le fruit de 20 ans d'expérience sous forme de compendium d'impulsions éprouvées.
La publication prévue se composera de 14 cahiers. 95 impulsions artistiques pour un enseignement des relations humaines s'orientent sur le niveau de développement des différents niveaux de classe. Des auteurs connus et des pédagogues expérimentés ont apporté leur contribution : Thomas Stöckli, Valentin Wember, Rose Aggeler, Beatrice Zimmermann, Justine Gölz, Benz Schaffner, Martine Runge Rustenbeck, Sybille Raupach, Joseph Aschwanden.
Les jeux de mouvement, les scènes de théâtre, les tâches de modelage, les observations d'images et les tâches pour une recherche en sciences naturelles, ont été créés dans des situations pédagogiques concrètes. Ils s'inspirent de l'anthropologie de la pédagogie Waldorf. Cette publication n'est pas conçue comme un programme d'enseignement complet, ni comme un recueil de recettes, mais comme une suggestion pratique pour un enseignement créatif et une rencontre favorisant les relations avec les enfants et les adolescents. Il s'agit d'une contribution à une science de la relation qui doit être développée en permanence. Il doit avant tout servir à promouvoir l'individualité et sa capacité relationnelle.
Attaques contre les forces de l'enfance
« L'enfance et la jeunesse sont fortement touchées et menacées par les graves changements de nos conditions de vie et de notre environnement. La dépendance généralisée aux médias, la pornographie sur Internet, la sexualisation précoce ciblée et l'irruption déstabilisante pour les enfants d'une théorie du genre scientifiquement controversée doivent être vécues comme une attaque contre les forces de l'enfance. Les dépressions, les angoisses et les sentiments de solitude augmentent de manière alarmante.
C'est pourquoi, outre la promotion d'un développement sain, la promotion de la capacité relationnelle doit aujourd'hui être placée au centre de la pédagogie.
Le guide prévu pour une éducation relationnelle doit être conçu avec soin et clarté et complété par des vidéos sur une clé UBS jointe.
Pour pouvoir financer les frais considérables, l'initiative dépend de dons. Je vous demande de tout cœur votre soutien ».
Christian Breme
Virement direct, même de petits montants, sur ce compte spécial :
Titulaire du compte : Christian Breme
- IBAN: CH74 8080 8001 5367 4261 2
- Mention : Beziehungskunde
Ou prendre contact avec Christian Breme :
- Baselstrasse 8 - 4144 Arlesheim - Suisse
- Tél : +41(0)61 701 9426
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Notes de la rédaction (de Soi-esprit.info)
[1] NDLR : Rappelons par ailleurs que Darwin lui-même était opposé à la transposition au sein de la vie sociale humaine, du principe de la lutte pour l’existence, où les plus forts prédominent sur les plus faibles. Lui-même était un opposant à ce qui sera appelé « darwinisme social ».
[i] Cette lettre circulaire est une initiative privée et indépendante sur des questions et des intérêts actuels et historiques concernant la Société anthroposophique universelle et son environnement. Tous les articles sont rédigés sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Les contributions non signalées proviennent de l'éditeur lui-même. Éditeur : Thomas Heck. Mentions légales à la fin du numéro.
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