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Troisième conférence donnée à Dornach, le 23 novembre 1919
Actions luciférienne et ahrimanienne sur le mode psychique en rapport avec le développement de la tête et du reste de l'organisme. La pensée michaélique, intelligence spirituelle de l'homme et du monde, notamment en ce qui concerne la notion d'évolution : évolution qui avance et évolution qui recule ; ainsi, il n'existe pas seulement dans l'art le beau, mais une lutte entre le beau et le laid.
Illustrations
Illustrations associées à cette conférence

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Fragments
Quelques fragments donnés à titre purement indicatif. La conférence est infiniment plus riche !
Rudolf Steiner décrit d’abord la position de l’homme dans le cosmos : nous vivons dans la quatrième sphère de développement, issue des précédentes évolutions de Saturne, du Soleil et de la Lune. Cette sphère est celle de la perception sensible et de l’intelligence, mais elle est aussi le domaine d’action des puissances lucifériennes, qui ont pénétré notre humanité lorsque Michaël les a projetées dans le monde terrestre. Par elles, l’être humain a reçu l’intelligence impersonnelle commune à toute l’humanité, toutefois celle-ci a quelque chose de contraignant et présente un risque : celui de vouloir donner à la pensée une réalité propre, séparée du divin. L’impulsion du Christ, elle, introduit une force contraire : elle demeure une affaire tout à fait personnelle tout en unissant les hommes par un lien intérieur et libre, en chaque âme, là où l’intelligence ne peut qu’uniformiser de l’extérieur.
Rudolf Steiner montre ensuite que le corps humain est le champ d’un équilibre entre influences lucifériennes et ahrimaniennes : Lucifer veut insuffler trop de vie dans la tête, tandis qu’Ahriman cherche à apporter les forces de mort dans le reste de l’organisme. Ces deux extrêmes engendrent maladie, erreur et égoïsme ; seul le principe christique peut maintenir l’homme dans sa juste orientation évolutive. L’homme doit apprendre à penser de manière « michaëlique », c’est-à-dire à se reconnaître lui-même et autrui comme des êtres suprasensibles invisibles, tandis que le corps physique extérieurement visible n’est pas le véritable être humain, il n’est que l’élément minéral qui remplit la forme humaine. Penser ainsi, c’est déjà participer à l’évolution spirituelle qui succédera au déclin terrestre.
Enfin, cette transformation intérieure est reliée à la question sociale : la civilisation moderne est prisonnière d’un mode de pensée ancien, fondé sur la matière et sur une intelligence devenue stérile. Aucun programme politique ou économique ne peut résoudre les tensions mondiales tant que l’humanité n’aura pas adopté un nouvel état d’âme — celui que Michaël prépare depuis la fin du XIXᵉ siècle. Ce renouveau exige deux actes intérieurs : reconnaître l’élément suprasensible qui vit dans l’entourage immédiat, dans le monde sensible, et en poursuivant dans cette voie, trouver dans ce monde que nous reconnaissons comme suprasensible, l'impulsion du Christ. Ce chemin michaélique, prolongé dans le chemin christique, est la seule réponse véritable à la crise sociale de notre époque.
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