Sources

Huitième conférence, Dornach, 1er août 1924
L'avant-dernier règne de Michaël, son caractère cosmopolite et son but : malgré la chute, l'homme peut s'élever jusqu'à la divinité. Depuis le VIIIe ou le IXe siècle, la régence de l'intelligence est passée des mains de Michaël dans celles des hommes. Le combat des scolastiques contre les héritiers musulmans d'Aristote. Dans l'école suprasensible est souligné le caractère fondamental de l'ancienne sagesse des Mystères - en particulier la doctrine du péché originel ; annonce de la venue d'un nouveau Mystère, qui compte sur la pleine intelligence de l'homme. Une atmosphère de découragement était présente dans les anciens Mystères à l'époque d'Alexandre ; elle s'exprimait dans le sentiment que l'homme ne pouvait plus trouver l'accès au monde spirituel. Ce fut le temps de la grande épreuve. Le mot d'ordre de Michaël : l'être humain doit parvenir à saisir le divin sur terre sous une forme qui ne soit pas entachée de péché. De nos jours, l'homme prend possession de l'intelligence ; la nuance particulière de cette prise de possession consiste à sentir qu'il faut prendre garde au but poursuivi par Ahriman : faire en sorte que les hommes soient possédés de lui. La mission des anthroposophes est d'acquérir le sens que le cosmos est aujourd'hui le théâtre de ce combat d'Ahriman contre Michaël. Reflet terrestre de la doctrine suprasensible de Michaël chez Raymond de Sebonde. L'impulsion de Michaël peut se lire non seulement dans le Livre de la Révélation, mais aussi dans le Livre de la Nature.


















