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Rudolf Steiner - Anthroposophie

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GA004 La philosophie de la liberte Novalis

Livre GA004 - La philosophie de la liberté

DE - EN

Éditions Novalis
Traduction : Bideau Geneviève
Contenu : Écrits
Auteur : Rudolf Steiner

 



NDLR : Ce livre constitue un des fondements majeurs de toute l'anthroposophie. Il a été originellement publié en allemand sous le titre : Die Philosophie der Freiheit. Grundzuege einer modernen Weltanschauung. Seelische Beobachtungsresultate nach naturwissenschaftlicher Methode.

TRAITS FONDAMENTAUX D'UNE VISION MODERNE DU MONDE

Résultats de l'observation de l'âme selon la méthode scientifique

L'homme moderne ressent un profond besoin de liberté. Dans ce livre, Rudolf Steiner montre que ce besoin ne repose pas sur une illusion. Il fonde la réalité de la liberté et la possibilité d'actes libres sur l'expérience du "penser pur qui s'élève au monde spirituel et fait naître du monde spirituel les impulsions des actes moraux ". L'être humain découvre en lui-même sa nature spirituelle et sa faculté d'imagination créatrice morale. Il peut agir en être libre à partir de ce qu'il reconnaît comme juste (intuition morale). Rudolf Steiner pose ainsi dans cet ouvrage les fondements de l'individualisme éthique.

 L'éditeur

 Voir aussi : "Rudolf Steiner s'exprime sur sa philosophie de la liberté" de Otto Palmer

TABLE DES MATIÉRES

Repères (Paul-Henri Bideau)

Avant-propos à la nouvelle édition (1918)

LA SCIENCE DE LA LIBERTÉ

  • L'agir conscient de l'être humain
  • La tendance fondamentale à la science
  • Le penser au service de l'appréhension du monde
  • Le monde comme perception
  • La cognition du monde
  • L'individualité humaine
  • Existe-t-il des limites du connaître ?

LA RÉALITÉ DE LA LIBERTÉ

  • Les facteurs de la vie
  • L'idée de liberté
  • Philosophie de la liberté et monisme
  • Fins de l'univers et fins de la vie (destination de l'homme)
  • L'imagination créatrice morale (Darwinisme et moralité)
  • La valeur de la vie (Pessimisme et optimisme)
  • Individualité et espèce

LES QUESTIONS ULTIMES

  • Les conséquences du monisme
  • Premier appendice (additif à la nouvelle édition de 1918
  • Deuxième appendice

« Celui qui le veut pourra déjà trouver les principes fondamentaux de l'anthroposophie dans ma Philosophie de la liberté. Je veux seulement faire ressortir aujourd'hui ce seul point : que cette Philosophie de la liberté, par une nécessité interne, attire tout d'abord partout l'attention sur un royaume spirituel où sont par exemple puisées les impulsions morales. Si bien qu'au sens de La philosophie de la liberté on ne peut donc pas en rester au monde des sens, mais qu'il faut progresser jusqu'à un royaume spirituel fondé en lui-même

L'existence d'un monde spirituel prend même de plus cette forme concrète tout à fait autre : l'être humain, dans son être le plus profond, n'est pas étroitement lié au monde sensible, mais il est, dans cet être le plus profond, étroitement lié au monde spirituel. Ces deux choses : premièrement, qu'il existe un monde spirituel, deuxièmement, que l'être humain, dans le Je le plus intime de son être, est étroitement lié à ce royaume spirituel, ce sont à l'évidence les points fondamentaux de La philosophie de la liberté. »

Rudolf Steiner, 11 juin 1923

 

« L'individualisme éthique (...) se fonde en réalité (...) sur l'impulsion christique en l'homme. Il se fonde sur ce que l'être humain conquiert en tant que liberté lorsqu'il transforme le penser habituel en ce qui est appelé dans ma Philosophie de la liberté le penser pur, qui s'élève au monde spirituel et fait naître du monde spirituel les impulsions des actes moraux ; les fait naître par le fait que quelque chose qui est d'ordinaire lié à la corporéité humaine, l'impulsion de l'amour, est élevé et spiritualisé. Et par le fait que les idéaux moraux sont empruntés au monde spirituel par l'imagination créatrice morale, ils se manifestent dans leur force, ils deviennent la force de l'amour spirituel. »

Rudolf Steiner, 24 mai 1920

 

La philosophie de la liberté a été publiée en de nombreuses éditions et traductions, y compris en langue française. Parmi ces dernières, citons :

GA004 La philosophie de la liberté traduite par Georges Ducommun

Aux Éditions anthroposophiques romandes
Traduction : Georges Ducommun

 

GA004 La philosophie de la liberté traduite par Letouzé

Aux éditions TheBookEdition
Traduction : Thomas Letouzé

 

GA004 La philosophie de la liberté traduite par Germaine Claretie

Téléchargements aux formats PDF ou epub
Aux éditions Alice Sauerwein
Traduction : Germaine Claretie

 

Podcasts de ce livre sur Soi-esprit.info :

 

 

 

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Extraits de ce livre publiés sur Soi-esprit.info : 

La Mettrie  - L'Homme machine - 1748

2-07-2024    « (...) Il n'est pas important que quelqu'un dise que pour lui le monde ne se réduit pas à l'existence purement matérielle ; que pour cette raison li n'est pas matérialiste. Mais il est important de savoir s'il développe des concepts qui ne sont applicables qu'à une existence matérielle. (...) » 

Individu et espèce

19-02-2024    « (...) C'est dans la seule mesure où l'être humain s'est affranchi, de la façon qui a été caractérisée, de ce qui relève de l'espèce qu'il entre en ligne de compte en tant qu'esprit libre à l'intérieur d'une communauté humaine. Aucun être humain n'est totalement espèce, aucun totalement individualité. Mais tout homme détache progressivement un domaine plus ou moins grand ou plus ou moins restreint de son être, aussi bien de la vie animale - l'élément propre à l'espèce - que des commandements des autorités humaines auxquels il est assujetti. (...) » 

Tous s'effondre sous les pas du marcheur

12-05-2023    « (...) Est-il possible de se former de l’être humain une conception qui permette de fonder sur lui, comme sur un point d’appui inébranlable, les données diverses de l’expérience et de la science ? En effet, ces données nous donnent l’impression de ne point pouvoir se fonder sur elles-mêmes ; le doute et le jugement critique les relèguent dans le domaine de l’incertitude. Quant à la seconde question, nous la formulerons ainsi : L’homme, en sa qualité d’être volontaire, a-t-il le droit de s’attribuer la liberté, ou bien cette liberté n’est-elle qu’une pure illusion, due à ce que l’homme ignore les liens par lesquels la nécessité enchaîne sa volonté comme elle enchaîne tous les phénomènes naturels ?  (...) » 

Le Penseur - Rodin (photographie d'Eugène Druet)

12-05-2023    « (...) Cette observation nous fournit la certitude que la pensée est en soi une entité complète, qui peut-être directement connue par l’homme. Ce serait méconnaître les résultats de cette observation que de supposer, au-dessous de la pensée, la nécessité d’un substratum quelconque, tel que les phénomènes physiques du cerveau, ou encore des processus spirituels inconscients. L’homme qui observe la pensée vit directement, à l’instant où il l’observe, au sein d’une essence spirituelle qui subsiste par elle-même (...) » 

5-12-2017 Telle est la nature spécifique du penser: le penseur oublie le penser au moment où il l'exerce. Ce n'est pas le penser qui l'occupe, mais l'objet du penser qu'il observe. La première observation que nous fassions à propos du penser est donc qu'il est l'élément inobservé de la vie habituelle de notre esprit. La raison pour laquelle nous n'observons pas le penser dans la vie habituelle de notre esprit n'est rien d'autre que le fait que ce penser repose sur notre propre activité. Ce que je ne produis pas moi-même apparaît dans mon champ d'observation en tant qu'élément objectif. Je me vois face à lui, qui est pour moi une réalité produite indépendamment de moi; elle vient à ma rencontre; je dois l'admettre en tant que présupposé de mon processus de penser. Pendant que je réfléchis sur l'objet, c'est de lui que je m'occupe, mon regard est tourné vers lui. Cette façon d'être occupé est précisément la considération pensante. Ce n'est pas vers mon activité, mais vers l'objet de cette activité qu'est tournée mon attention. En d'autres termes: tandis que je pense, je ne regarde pas mon penser que je produis moi-même, mais l'objet du penser, que je ne produis pas.