Le blog de Rémi Mogenet
Rémi Mogenet, né en 1969 à Paris, est docteur en littérature à l'université de Savoie, et écrivain. Il a fait paraître plusieurs recueils de poésie et récits mêlant souvenirs du monde physique et imaginations du monde spirituel, et plusieurs ouvrages et articles documentaires sur la littérature et l'histoire, principalement de l'ancienne Savoie, mais aussi de l'imaginaire moderne.
Il a dirigé plusieurs années une association d'agriculture biodynamique en Haute-Savoie, ainsi qu'une association de poètes à Genève, et est directeur littéraire de la maison Le Tour Livres. Il tient un blog personnel de chercheur, à consulter éventuellement : https://montblanc.hypotheses.org/.
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Un blogueur appelé Grégoire Perra, ancien anthroposophe repenti, m’a cité deux fois sur un de ses blogs, mais avec plusieurs erreurs.
La première fois, le 17 mars 2021, il évoque un article dans lequel j’établis des rapports entre lui et le poète Prudence, qui vivait au Ve siècle et qu’il présente comme un “moine” alors qu’il était administrateur dans l’Empire romain (sous Théodose Ier). Il se plaint de cet article, mais à mon avis il est content de pouvoir le répertorier.
La seconde fois, le 1er mai de la même année, il évoque une discussion que j’ai eue avec des amateurs de langues régionales sur Facebook. Il prétend que je brandis “partout” une lettre d’Emmanuel Macron adressée à l’ancien maire de la commune d’Habère-Poche (Haute-Savoie, France) Marc Bron, dans lequel le président de la république française me félicite d’avoir édité (en collaboration avec Marc Bron, par ailleurs professeur) les poésies en savoyard de mon arrière-grand-oncle Jean-Alfred Mogenet (1862-1939). Peut-être jaloux, Grégoire Perra reproche au chef de l’État de m’avoir fait un tel compliment, sous on ne sait quel prétexte. Je n’ai montré cette lettre qu'une fois, à un moment où mon expertise sur les langues régionales était contestée.
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Une étude du sociologue Jean Foyer, appelée Syncrétisme des savoirs dans la viticulture biodynamique, publiée en 2018 dans la Revue d'anthropologie des connaissances, met en avant le sentiment des agriculteurs qui pratiquent la biodynamie: ils ne comprennent généralement pas la logique de Rudolf Steiner qu'ils appliquent, mais les effets leur en plaisent. Ils constatent que leurs vignes se portent mieux, qu'elles sont plus en forme, plus rutilantes, et eux-mêmes parmi elles se sentent mieux. Donc ils la pratiquent, même si l'ésotérisme des conceptions anthroposophiques leur échappe.
Or, même les détracteurs de la biodynamie, ceux qui la qualifient de pseudoscience, sont contraints de reconnaître ses bons résultats: la qualité des sols en atteste. Jusque ceux qui la constatent, néanmoins, refusent généralement de l'attribuer aux pratiques homéopathiques impliquant l'esprit des éléments, et se contentent de la dire d'origine humaine: les biodynamistes sont de bons agriculteurs, affirment-ils, et quand ils ne le sont pas au départ, la biodynamie les rend tels parce qu'elle les contraint d'être très soigneux avec leurs terres.
Remarquons à ce sujet deux choses.