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Un dispositif de la gendarmerie française visant à prévenir les « atteintes au monde agricole » exacerbe des tensions déjà vives autour du modèle de production intensif.

Son nom : "Déméter". Ceci n'a toutefois rien à avoir avec le label Déméter mis en oeuvre en agriculture biodynamique.

La mission de ce dispositif de la gendarmerie française : déjouer les « actes crapuleux » perpétrés en campagne, mais aussi les « actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole ou d’actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques » (https://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-ministres-de-l-Interieur/Archives-Christophe-Castaner/Dossiers-de-presse/Presentation-de-DEMETER-la-cellule-nationale-de-suivi-des-atteintes-au-monde-agricole).

Dans l'article de Stéphane Horel, publié dans Le Monde (https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/13/enquete-sur-demeter-la-cellule-de-surveillance-contestee-des-campagnes_6029381_3244.html), on trouve le témoignage de responsables de l'association "Alerte pesticides Haute Gironde" qui sont interrogées par les gendarmes alors qu'ils se préparent à organiser des états généraux des riverains autour de la question des pesticides, avec tables rondes, témoignages et exposition photo.

« On prend le café, on est à la campagne, raconte Sylvie Nony, mais on a le sentiment d’être assimilés à des délinquants, voire à des crapules – puisque la cellule s’occupe d’actes crapuleux. » Même si rendez-vous avait été pris à l’avance, le couple a ressenti cette visite comme une « mesure d’intimidation » (la suite dans l'article en question, réservé aux abonnés).