(Temps de lecture: 2 - 3 minutes)

 « Autrefois, ces fêtes - Noël et Pâques - exerçaient une influence profonde sur toute la vie sociale, sur les institutions sociales ; aujourd'hui, par contre, elles ne sont plus qu'un écho affaibli de ce qu'elles étaient jadis, s'exprimant en toutes sortes de coutumes désormais dénuées de signification profonde pour la vie sociale. 

Lorsqu'il est question de la réalisation concrète d'une fête de Michaël, avec la portée sociale qui lui revient - j'en parlerai demain-, il est évident que la condition première est qu'apparaisse le sentiment de ce qu'une telle fête pourrait signifier. Car il ne faudrait pas qu'elle ressemble à ce que sont devenues nos fêtes : il faudrait, comme je l'ai déjà dit avant-hier, qu'elle procède des profondeurs de l'être humain*. Mais pour s'approcher de ces profondeurs, il faut d'abord saisir et pénétrer le rapport de l'homme avec le cosmos extra-terrestre et avec l'influence de ce cosmos sur le cycle annuel*. »

Rudolf Steiner, le 30/09/1923 dans GA 223

* C’est nous qui soulignons.

 

Dans ce recueil de quatre conférences de Rudolf Steiner faites à Vienne entre le 27 septembre et le 1er octobre 1923 et publiées en français sous le titre « LE COMBAT INTÉRIEUR – {L’anthroposophie et les forces du cœur humain} » (Éditions Triades), Rudolf Steiner montre en effet combien il est nécessaire de saisir de manière vivante et avec sérieux ce rapport entre l’être humain et le cosmos extra-terrestre ainsi que son influence sur les forces de la nature au cours de l’année, si la volonté existe de préparer la réalisation d’une fête de Michael.

 

Cette fête de Michael, dans le sens entendu par Rudolf Steiner, est à distinguer de ce qui porte aussi le même nom et qui est célébré lorsqu’approche la fin du mois de septembre, par divers groupes ou institutions au sein desquels des adultes croient fêter Michael, au travers de diverses manifestations mondaines ou superficielles. Ces célébrations n’ont en réalité guère de rapport avec Michael et sa fête.

 

Il suffit de lire ce recueil de quatre conférences pour en prendre conscience, ne pas se laisser endormir, voire « piéger » par de telles manifestations, et pour s’efforcer dès lors de progresser sur le chemin d’une préparation sérieuse d’une fête de Michael digne de ce nom.