Observer et penser les métamorphoses de la conscience, pendant la vie, et au seuil de la mort...


Les documents ci-dessous les plus anciens proviennent du site web www.existentiel.info. Ils seront complétés ultérieurement par de nouvelles séries d'articles.

(Temps de lecture: 1 - 2 minutes)

Les articles mentionnés dans cette rubrique sont écrits dans un style très court et condensé, correspondant aux habitudes du public surfant sur Internet. Ce format d’écriture ne permet pas de fonder les concepts qui y sont esquissés, ni de les détailler ou de les préciser. Les lecteurs qui souhaitent un approfondissement sont invités à prendre connaissance d’ouvrages de base, dont c’est le but. Parmi les tous premiers ouvrages de base que nous mentionnons à nos lecteurs :

 

(Temps de lecture: 3 - 5 minutes)


Stéphane Lejoly

 

Jusqu’il y a quelques décennies encore, dans les pays et régions sous l’influence de la religion catholique, les défunts étaient veillés pendant trois jours et trois nuits environ après leur décès.  Ce n’est qu’au terme de cette période que les funérailles étaient célébrées.  Or, à l’époque moderne, surtout en Occident, si l’être humain ne comprend pas, au moyen de sa conscience individuelle, les fondements d’une pratique ou d’une coutume, même celles transmises par de  d’innombrables générations d’ancêtres, il finit par la délaisser complètement.  C’est ce qui s’est produit avec l’abandon quasiment généralisé de la veille des défunts, encore appelée aussi veillée mortuaire.

 

Pourtant, maintes traditions religieuses eurent originellement un fondement spirituel réel.  Mais dans des temps anciens, ce fondement spirituel fut progressivement oublié, et il ne demeura plus que des traditions répétées de génération en génération, de plus en plus mécaniquement.  Les traditions devinrent de simples coquilles vides de sens.

 

Quel serait le fondement spirituel oublié, à l’origine de la veillée des défunts ?


(Temps de lecture: 3 - 5 minutes)


Stéphane Lejoly

 

Après le décès d’un proche, nous sommes nombreux à éprouver instinctivement une certaine aversion à en dire du mal.  Pourtant nous savons tous que nous avons commis des actes immoraux, destructeurs ou provoqué du « mal » pendant notre existence, et qu’il en est de même de nos défunts.

En outre, de nombreuses personnes, imprégnées de conceptions matérialistes très dominantes aujourd’hui, surtout en Occident, pensent qu’après la mort n’existe plus rien.  La mort serait un néant absolu pour le défunt.

 

Pourquoi alors éprouvons-nous cette difficulté à dire le mal qu’ont effectué nos défunts après leur décès ? Pourquoi existe-t-il cette espèce de retenue instinctive ?

(Temps de lecture: 3 - 6 minutes)


Stéphane Lejoly

 

Tant que l’être humain vit dans son corps physique, il a le sentiment que la vie lui est donnée « de l’extérieur ».  Tout le contenu de ses perceptions, impressions, émotions, pensées ordinaires, lui semble comme insufflé par le monde extérieur.  Jusqu’au moment de sa mort, il est dans une certaine passivité.

 

Après avoir franchi la porte de la mort, il se sent abandonné par son corps physique, instrument de ses perceptions, de sa pensée, de ses sentiments et de sa volonté, dont il disposait depuis la naissance.  Il a le sentiment de s’éloigner de toutes les impressions qu’il a connues pendant son existence physique, c’est-à-dire de l’environnement terrestre, des êtres humains qui l’habitent, y compris ses proches.

 

« La terre s’éloignant », emportant avec elle tout ce qu’elle dispensait de l’extérieur, quelque chose de nouveau apparaît dans la conscience humaine, qu’il était impossible de découvrir pendant le séjour dans le corps physique : le sentiment que la vie jaillit de l’intérieur de soi-même.


(Temps de lecture: 4 - 8 minutes)


Stéphane Lejoly

 

Lorsque survient la mort, une des premières expériences que fait le défunt, est de percevoir comme un vaste panorama, un tableau vivant de son existence passée.  Tous les faits, événements qu’il a perçu et pensé consciemment pendant son existence terrestre, lui apparaissent simultanément et immédiatement présents, jusque dans le moindre détail.  Le temps semble comme se « dilater » jusqu’à ne plus exister (comme si une seconde de temps terrestre pouvait commencer à « contenir » en elle toute le contenu d’une vie humaine).


(Temps de lecture: 3 - 6 minutes)


Stéphane Lejoly

 

Lorsqu’une personne dit « moi » ou « je », elle fait souvent référence à cet être qui se présente avec telle ou telle apparence physique, voix, âge, sexe, couleur de cheveux, d’yeux et de peau, etc. qu’elle pense être « elle-même ».  Toutes ces caractéristiques qui viennent à son esprit sont liées à son corps physique.

 

Or après la mort, le noyau spirituel de l’être humain subsiste, mais pas son corps physique qui disparaît ! Le sentiment de soi-même, né de l’identification au corps physique n’a pas lieu d’être, mais n’en subsiste pas moins pendant tout un temps après la mort.  De ce fait, l’âme du défunt se sent comme « creusée », vidée.  Un sentiment comme de s’être perdue elle-même, la saisit.  La mort produit donc en l’être humain l’effet d’un vide immense et celui-ci doit, après celle-ci, se désaccoutumer de maintes habitudes et tendances, liées au fait d’avoir un corps physique.